Agression fictive d’Amina: L’ex-Femen revient sur son mensonge

JUSTICE - Elle aurait vécu des mois difficiles à son arrivée en France...

Dans une lettre envoyée à la rédaction de Libération, l'ex-Femen Amina Sboui, âgée de 19 ans, revient sur l'invention de son agression par des salafistes, il y a quelques mois à Paris.

Le 6 juillet dernier, elle avait posté sur Facebook un message d'appel à l'aide après une supposée agression par des hommes qui l'auraient insultée et lui auraient rasé les sourcils. Un récit repris par la presse, avant qu'elle n'avoue son mensonge et soit placée en garde à vue pour dénonciation mensongère.

A l'origine, la jeune femme s'était fait connaître en posant seins nus en Tunisie, sur les réseaux sociaux. Très exposée pour cet acte militant courageux, elle reconnaît avoir perdu pied par la suite. «Quand j’ai posté ce message, j’ai oublié comme une conne que j’étais Amina Sboui, avoue-t-elle. Pour moi, c’était un appel au secours pour mes amis, mes proches, ce n’était pas adressé à la presse ou à la police. Le problème, c’est qu’il y a plein de journalistes qui me suivent, qui ont commencé à m’appeler, à écrire dessus. Je ne pouvais plus dire que c’était un mensonge.»

Voici ses propos le 7 juillet 2014

Devant le juge le 8 octobre

En réalité, Amina Sboui a perdu pied à son arrivée en France. A la rue, elle a connu la précarité, malgré l'aide d'une dame qui l'aurait accueillie chez elle quelque temps. «Elle m’a sauvée en France. Au début, je n’avais rien, pas d’argent. Et en partant de chez elle, tout d’un coup j’étais très déprimée. C’était la France, sans personne, sans amis, sans famille.»

Empêtrée dans son mensonge, elle a par la suite été dépassée par la situation. «Il y avait les gens qui ne me croyaient pas, mais aussi tous ceux qui me défendaient. Je ne pouvais pas dire que j’avais menti, c’était trop dur, j’avais peur de les décevoir», ajoute-t-elle. Avec un peu de recul, elle analyse le tort fait à la cause qu'elle défend: «Par ce mensonge, je suis consciente que je jette le discrédit sur la parole de victimes de violences sexistes et des intégrismes, quels qu’ils soient», écrit celle qui comparaîtra devant le juge le 8 octobre pour ce cas de dénonciation imaginaire.

Via: 20minutes.fr


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