Contre les Femen : couilles à l’air et bite au vent

Elles sont habitées d’une furieuse envie de se reproduire, les Femen. Leur manière d’attirer les regards mâles est explicite. Elles jouent à fond de la carte séduction. Elles utilisent à leur compte ce qu’elles prétendent condamner : exposition marchande du corps féminin, femmes regardées pour leur corps et non pas pour ce qu’elles ont dans la tête - mais bon, personne n’a vérifié si elles ont quelque chose dans la tête. On ne peut exposer en public que ce que l’on a.

Des femmes utilisent leur corps pour vendre. Ce n’est pas nouveau. Car elles vendent bien une idée avec leurs seins. D’ailleurs d’où vient leur financement ? On pourrait imaginer qu’elles font usage de paradoxe : je fais ce que je dénonce pour montrer ce que je dénonce. Mais je ne le crois pas. Elles sont plus basiques. Le cul est vendeur, elles vendent leur idéologie avec leur cul. Leurs seins sont à la fois leur manifeste politique, leur pensée, leur accroche de vente, ce qui fait d’elles des objets décoratifs amusants dans un XXIe siècle qui n’en finit pas de commencer comme un long dérapage.

Il faut reconnaître que ce qu’elles ont est mignon. Des tétons tentants, des seins en général plutôt bien moulés, des formes encore féminines - mais on voit déjà se dessiner la future taille en tronc d’arbre des paysannes d’Ukraine. Côté commerce elles ont de l’efficacité. A force de mettre des seins de 25 ans sous les yeux des journalistes ceux-ci, forcément excités et baveux, leur déroulent le tapis rouge. Ils ont envie de les revoir et cela fait de l’audience. Le cul fait toujours de l’audience. Et puis ils peuvent mater de la meuf presque à poil sans que bobonne leur prenne la tête.

- Mais chérie, c’est pour mon travail ! se défendent-ils avec les yeux en forme de tétons turgescents.

Tu parles ! Elles savent faire dresser le mât qui porte le drapeau du mâle. Elles sont actives et sexy. Elles présentent les bons modèles bien calibrés. Sûr que des mamy de 80 balais n’auraient pas autant de succès sur la durée. Logique : si tu veux vendre tes pommes tu ne montres pas la plus flétrie. Parfois elles en prennent avec elles une dont les mamelles tombent aux genoux avec des vergetures qui font penser au « Nu descendant descendant un escalier » de Duchamp. Elles ne veulent pas être accusées de jeunisme ou de délaisser les vieilles et moches. Mais c’est rare. Et elles au moins elles montrent leurs attributs maternels tout le temps. Elles ne sont pas comme les chieuses qui ne dévoilent leur poitrine qu’après que vous ayez descendu la poubelle. Pas besoin de leur dire « Enlève le haut chérie » : elles anticipent. Tu n’as rien demandé et tu as déjà ton nez entre leur bouteilles de lait.

On voit bien là l’injustice flagrante dont les hommes sont victimes : faites défiler des post ados mâles à torse nu, vous aurez au mieux un sourire d’envie de quelques femmes qui attendent le bus. Rien d’excitant. Pas de quoi faire la une. Si l’on voulait établir une forme de réciprocité (puisqu’en l’occurrence il n’y a ni symétrie anatomique ni égalité fonctionnelle ou mercantile) les hommes qui défendent la condition masculine devraient défiler couilles à l’air et bite au vent. Mais les hommes sont plus malins : ils vont se montrer dans des salles où des célibataires hurlantes, les yeux exorbités, paient pour qu’ils se déshabillent sur de la musique d’ambiance.

D’ailleurs il vaut mieux pour les hommes de ne pas trop mettre leur couilles à l’air n’importe où. La preuve avec l’image 1, (cliquer pour agrandir) l’une de celles qui orne le site internet des Femen : la cover girl tient une faucille d’une main (nostalgie du stalinisme ?...) et des testicules ensanglantées de l’autre. C’est du second degré. Espérons-le. Mais cette image est tout sauf anodine. Elle est très symbolique : il faut émasculer les hommes, moralement, et même physiquement. Les couilles, symbole de la vie et de la puissance masculine, doivent être arrachées. Avant de se les attribuer elles-mêmes : leur logo ressemble plus à deux testicules entourant un pénis qu’à une forme féminine... L’homme est toujours le modèle ! Le comportement castagneur des Femen le montre bien.

Le mot qui orne le site est aussi explicite : "sextremism". Là c'est du premier degré. Vous aurez été prévenus. Enfin le féminisme montre son vrai visage : la guerre des sexes, la guerre contre les hommes, passe par leur émasculation. Evidemment elles ne vont pas beaucoup se reproduire comme ça. Pas grave : en bonnes filles des mères féministes d’antan, la maternité n’est qu’une aliénation. Donc, zéro enfant. Mais au jeu de massacre par l’image, elles ne sont pas les seules à savoir provoquer (images 3 et 4).

Blague à part cette évolution était prévisible. La surenchère féministe que moi-même et d’autres démontrons depuis des années ne peut qu’aboutir à la violence. Les talibanes doivent se faire une place dans la société. Les anciennes féministes réformistes étant devenues inaudibles, il n’y a plus que les teigneuses pour faire la loi médiatique. Et entre elles la concurrence est dure. Alors il faut pousser à l’excès. A côté des Femen, les Femmes à barbes ou les clitoridiennes d’Oser le féminisme ont l’air ringardes. Et puis déshabillez dans la rue Caroline Haas, ancienne porte-parole d’Oser le féminisme : vous faites fuir même les mieux disposés.

A propos du terme talibanes désignant les féministes radicales, il a été utilisé la première fois en 2005 par une féministe belge, Catherine François, présidente de SOS-Viol Belgique. Je l’ai repris par la suite. Il se vérifie de plus en plus.


Les harpies Femen ont compris ce qui marche : le cul, le cul et le cul. Et de ce point de vue elles sont nettement plus sexy que feu Simone de Beauvoir, dont le nu dans la salle de bain s’approche plus de la peinture d’une poire que de la photo des pages centrales de Playboy. Les Femen sont des féministes Plaboy. Ce qui fait leur succès. A quand un calendrier où elles se font des trucs ? Ce sera plus bandant que de les voir gueuler contre l’Euro à poil au milieu de footeux débonnaires.

Excessif tout cela ? A peine. Je rebondis sur leurs provocations, j’en souris, mais au fond ce féminisme est réellement la face cachée et enfin visible de l’idéologie Féminista. La guerre aux hommes est bien là. Le discours est simpliste, l’agit-prop est rodée : cela rappelle les méthodes de bandes terroristes ou de groupes fascistes.

Cerise sur le gâteau : elles veulent sauver le monde (féminin) des griffes du méchant patriarcat. Elles préparent des camps d’entraînement féministes, à commencer par la France. Des camps pour à la fois apprendre aux activistes violentes à se protéger, et aux minettes en mal de sensations fortes à faire la foire à poil sur le trottoir. De plus elles déclarent sans rire vouloir structurer le mouvement féministe mondial. D’abord il faudrait être capable de structurer. Les coups de force médiatiques ne sont pas un exemple de structuration. D’autre part les féministes occidentales n’attendaient pas les Femen comme des sauveuses pour enfin s’organiser. La concurrence va être rude. La surenchère va continuer. Et le féminisme radical - en fait il n’y a plus que celui-là - va continuer à creuser sa tombe et à pervertir la société de liberté occidentale. Quand on voit ce que devient un bureau de l'égalité suisse, on ne s'étonne plus.

Des camps d’entraînement féministes ?! Le mot talibane est le mot juste. Si vous aviez encore des doutes sur ce qu’est réellement devenu le féminisme en 40 ans, maintenant vous savez.

Oh ! femmes sympas et amicales, oh ! hommes cool et virils : il y a du boulot. Les intégrismes nous encerclent. Faut pas se laisser faire !

Via: agoravox.fr

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