Elle tue son mari violent : sa condamnation à 10 ans de prison fait …

Jacqueline Sauvage, 66 ans, a été condamnée à dix ans de réclusion pour avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après cinquante années d'un enfer conjugal fait de coups et d'abus sexuels sur elle et ses enfants. Cette condamnation fait polémique. Certaines revendiquant la "légitime défense".

"La légitime défense n'est absolument pas soutenable. Aux violences de son mari, elle aurait dû répondre par un acte proportionné, immédiat et nécessaire. Face à un coup de poing qui se solde par trois jours d'ITT, elle tire trois balles", avait dénoncé l'avocat général lors de son procès en appel. L'avocate de Jacqueline Sauvage avait au contraire demandé aux jurés de "prendre la mesure des conséquences irréversibles des violences faites aux femmes" et de repousser les limites de la légitime défense appliquée aux situations de violences conjugales" en demandant la relaxe de l'accusée.

"Je suis Jacqueline Sauvage", "Justice sauvage, libérez Jacqueline", proclamaient ce samedi les pancartes des manifestants à Paris - en grande majorité des manifestantes - rassemblés à l'appel de collectifs féministes, dans la matinée, devant l'opéra Bastille. Un appel entendu notamment par l'actrice Anny Duperey. "Certes, elle a tué, il ne s'agit pas d'un acquittement, il s'agit, au regard de ce qu'elle a souffert, d'en prendre compte et de se dire que c'est complètement injuste de l'enfermer dix ans en plus après tout ça", a expliqué Annie Duperey.

 

 

Légitime défense ?

"C'est un cas de légitime défense, malgré tout", a-t-elle souligné. Couronnes de fleurs sur la tête, façon Femen, mais chaudement habillées, quelques femmes scandaient des slogans pour dénoncer l'issue du procès : "Quand le système matraque, les femmes contre-attaquent". "On en est encore à manifester contre un arbitraire, contre un tribunal, contre un jury d'assises qui n'a rien compris aux violences conjugales, qui n'a rien compris aux phénomènes d'emprise que les bourreaux exercent sur les victimes, qui n'a rien compris à la répétition, qui n'a rien compris de tout ça, et qui a jugé comme ça, stricto sensu, sur la légitime défense", s'est de son côté indignée Suzie Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes.

Des Femen demandent sa libération

Vendredi, devant le centre pénitentiaire de Saran dans le Loiret où Jacqueline Sauvage purge actuellement sa peine de de réclusion pour le meurtre de son mari violent. Torses nus, slogans peints sur la poitrine : sept femmes ont commencé à creuser un trou devant la prison symbolisant un tunnel "pour son évasion", a expliqué l'une des membres du groupe. Au cri de "Libérez Jacqueline" et "le système matraque, les femmes contre-attaquent", les militantes ont poursuivi leur manifestation pendant trois minutes devant les journalistes, avant de quitter les lieux. La police est arrivée une dizaine de minutes plus tard. Les jeunes femmes ont fait l'objet d'un simple contrôle d'identité lors d'un point-presse improvisé à quelques centaines de mètres de la prison.

 

 

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Via: midilibre.fr


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