Je suis FEMEN: manifestantes sous haute surveillance

Qui sont les FEMEN et contre quoi se battent-elles? Ce sont les questions auxquelles le cinéaste suisse Alain Margot tente de répondre.

On connaît ces femmes aux seins dénudés qui brandissent des slogans. On sait aussi que ce mouvement est né en Ukraine pour ensuite s'étendre en Europe. Dans son documentaire Je suis FEMEN, Alain Margot interviewe Anna Hutsol, Oksana Shachko (le long métrage se concentre sur elle), Alexandra Shevchenko et Inna Shevchenko, les quatre fondatrices du mouvement.

On les suit donc à travers différentes manifestations organisées, qu'il s'agisse d'actions à Kyiv (incluant celles durant l'Euro 2012, le championnat européen de soccer) ou, plus tard, en France et en Suisse.

Point de départ

Au départ, l'intention est simple: depuis la chute de l'empire soviétique – dont l'Ukraine faisait partie –, les femmes subviennent à leurs besoins en se livrant à la prostitution. Elles deviennent des victimes, exploitées par les hommes, des marchandises utilisées à merci.

C'est là que le quatuor intervient. Le documentaire débute par une manifestation en soutien à Oxana Makar, une jeune fille de 18 ans, violée et brûlée vive par ses agresseurs. Les FEMEN demandent que justice soit faite, après que deux des suspects – membres de la famille de dirigeants locaux – aient été relâchés sans être inquiétés.

Possédant une conscience sociale aiguë, les quatre jeunes femmes mènent de plus en plus d'actions coups de poing et tiennent rapidement un discours politique, bien qu'elles s'en défendent. Elles expliquent également leur vision du féminisme – le fameux «sextremism» –, les raisons qui les font manifester seins nus, etc.

Répression évidente

Alain Margot montre aussi – comment l'éviter? – la répression dont le mouvement FEMEN fait l'objet. Les filles sont sous surveillance, elles sont régulièrement arrêtées pour des motifs qu'on ne peut que qualifier de ridicules, elles sont battues, insultées et intimidées par les forces de l'ordre.

Puis, le mouvement s'étend à la France – où leurs actions contre l'islam radical sont à peine effleurées – puis à l'Allemagne et à la Suisse. Et certaines des fondatrices du mouvement sont obligées de s'exiler et de demander l'asile politique ailleurs (en France notamment).

Si Alain Margot parvient à nous donner une idée relativement claire des raisons de la création du mouvement, plusieurs questions demeurent après le visionnement, notamment celle de l'objectif à long terme des FEMEN. Mais peut-être ne s'agit-il là que d'une première étape – celle d'une prise de conscience sociale – avant de passer concrètement à l'action avec des revendications – et des propositions de solutions – claires.

Note: 3,5 sur 5

Via: fr.canoe.ca


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About FEMEN

The mission of the "FEMEN" movement is to create the most favourable conditions for the young women to join up into a social group with the general idea of the mutual support and social responsibility, helping to reveal the talents of each member of the movement.

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