L’ex-Femen tunisienne Amina reconnaît avoir menti sur son …

L'ancienne Femen tunisienne Amina Seboui, qui prétendait avoir été agressée début juillet par des salafistes à Paris, a reconnu dans une lettre avoir tout inventé.

Son histoire avait fait la Une des médias. Le 6 juillet dernier, l’ex-Femen Amina Siboui, 19 ans, publie un message sur Facebook. Elle raconte avoir été agressée, au lever du soleil, par des salafistes dans le métro Place de Clichy, sans que personne ne lui soit venue en aide.

Selon ses dires, ces hommes "lui ont rasé les sourcils, les cheveux" en lui disant "qu’elle ne mérite pas la beauté que Allah lui a donnée". "Ils m’ont dit sale pute, on va te violer et Allah va nous remercier pour ça !" poursuit--elle, dans ce message supprimé depuis. Très vite, les enquêteurs font des recherches et se rendent compte d’incohérences. Le 14 juillet, l'ancienne Femen, connue pour avoir posé seins nus en Tunisie et emprisonnée pour cela, est placée en garde à vue. La police l’accuse de "dénonciation mensongère".

"C'était un mensonge"

Dans une lettre, révélée par Libération, Amina Siboui avoue avoir inventé cette histoire. "Le 6 juillet 2014, j’ai affirmé au commissariat du 18ème arrondissement de Paris et devant la presse, que j’avais été agressée par un groupe de salafistes qui m’auraient rasé les sourcils" écrit-elle dans ce courrier adressé au procureur. "Aujourd'hui, je publie cette déclaration pour dire devant toutes et tous que c'était un mensonge. Il m’a fallu beaucoup de temps, d’épreuves, d’échanges avec mes proches pour admettre que je n’étais pas si forte et si indemne que ce que je pensais, avec tout ce que j’ai vécu".

Un S.O.S pour ses proches

Ce passé, la lycéenne, l’évoque par "le militantisme radical, la prison, les procès, la médiatisation précoce avec le mouvement Femen, la précarité financière en France et les violences subies de la part de (sa) famille ou de (ses) ennemis idéologiques".

"Quand j’ai posté ce message, j’ai oublié comme une conne (sic) que j’étais Amina Siboui explique-t-elle à Libération. Pour moi, c’était un appel au secours pour mes amis, mes proches, ce n’était pas adressé à la presse ou à la police. Le problème, c’est qu’il y a plein de journalistes qui me suivent, qui ont commencé à m’appeler, à écrire dessus. Je ne pouvais plus leur dire que c’était un mensonge.

Six mois de prison

Cette grosse faute, Amina en "est consciente". "Par ce mensonge, je suis consciente que je jette le discrédit sur la parole des victimes de violences sexistes et des intégrismes, quels qu’ils soient" écrit-elle dans sa lettre. Elle espère un pardon de ses soutiens, "on fait parfois des fautes, on est humains. C’est la première fois que je fais un truc pareil, c’est la dernière" dit-elle à Libération.

Aujourd’hui, Amina a décidé de se faire aider. "J’ai décidé d’entreprendre la démarche de demander de l’aide, afin de faire amende honorable, de sortir de la spirale dans laquelle je me trouve aujourd’hui" écrit-elle.Pour cette affaire, elle comparaitra le 8 octobre prochain. Elle risque six mois de prison et 7.500 euros d’amende.

Abder Heudz (@abderheudz)

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Via: itele.fr


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