Espagne : les Femen attaquent le cardinal de Madrid

Sur le vif

Avortement : il s’agit de la VIE

 

L’une des votations du 9 février 2014 demande que l’interruption volontaire de grossesse ne soit plus remboursée par l’assurance de base.

Ceux qui s’opposent à la suppression de ce remboursement prétendent que les partisans veulent en réalité relancer le débat sur la dépénalisation de l’avortement.

Sans être obstinément d’un camp ou de l’autre dans cette votation, je pense que le fond du problème est ailleurs et que les partis, même bourgeois, ne voient pas que les sensibilités collectives ont changé et que des débats importants se situent de plus en plus au niveau des valeurs, et que certaines valeurs qui ont été dénigrées pendant des décennies dans la phase dite de  « libération générale des mœurs » depuis les années 1970, reviennent à la surface et reprennent une place parfois de première importance. Ce courant est général et ce serait une erreur que de n’y voir que conservatisme, attitude réactionnaire, vaine nostalgie, intégrisme religieux, etc.

Le changement des valeurs en cours est profond, souvent implicite, et touche aux fondements mêmes de notre culture et civilisation. Cela au moment même où un maximalisme idéologique diamétralement opposé, emmené par exemple par les socialistes très à gauche au pouvoir en France, tente de s’imposer sur les questions de société. Le conflit ne peut être que  total.

La droite doit tirer les conséquences du fait que des valeurs comme la nation, la patrie, la famille et la vie elle-même, et d’autres encore, redeviennent essentielles, plus clairement encore face à ce maximalisme idéologique de gauche que même mai 1968 n’exigeait pas.

Pour en rester simplement à la valeur de la VIE et donc à celle de l’enfant dès sa conception, son image a beaucoup changé, également sous l’effet des progrès technologiques qui offrent des images magnifiques de la vie dès son origine et qui ne laissent personne indifférent. La vie redevient un phénomène extraordinaire, sacré pour beaucoup, dont on suit l’évolution précisément avec images à l’appui (amniocentèses, etc).

Le problème posé par une personne confrontée à un avortement devient plus important et préoccupant. L’avortement n’est plus un acte comme il l’était dans les années 1970. Il ne va plus de soi. Les souvenirs, voire les séquelles d’un avortement  peuvent  poursuivre certaines femmes leur vie durant.

L’immense bonheur que peut procurer un bébé, un enfant, devrait retrouver tout son sens de même que les valeurs qui sont ici en jeu.

Préférera-t-on bientôt ne plus avoir d’enfants du tout pour les faire fabriquer par d’autres, dans des conditions déplorables, sorte de néo-colonialisme méprisant, plutôt que de tout faire avec moyens à l’appui pour soutenir l’une des plus belles aventures humaines. Vouloir donner la vie plutôt que faciliter sa fabrication par d’autres ou faciliter sa suppression devrait se situer au-delà des idéologies.

Travaillons à plus essentiel : à une vraie politique nataliste, au lieu de compter sur l’immigration ou de demander simplement aux femmes d’entrer plus massivement sur le marché du travail. Il en va du type de société que nous voulons et des valeurs qui la fondent, plutôt que d’une opposition entre « progressistes » et « réactionnaires ».

Une autre votation sur l’essentiel doit suivre celle du 9 février 2014.

Première parution : Tribune, Journal du PLR vaudois, No 1, janvier 2014

Uli Windisch

Via: lesobservateurs.ch


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