Les Femen : infiltrées par une étudiante catholique, qui décrit un …

Iseul est son nom d'emprunt. Exaspérée par le mouvement des Femen et en particulier par son action à l’église Notre-Dame, cette jeune étudiante catholique a voulu connaitre avant de critiquer, et voir de l'intérieur à quoi ressemblait le mouvement si médiatique. Et dans les colonnes de Valeurs Actuelles, elle n'est pas tendre avec cette organisation "opaque", à l'organisation très verticale, où l'on ne débat "pas beaucoup d'idées".

L'étudiante en droit de 21 ans raconte comment elle a intégré l'organisation : "Je me suis présentée au Lavoir Moderne Parisien, un ancien squat qu’elles occupent, dans le quartier de la Goutte-d’Or. Quand Oksana, l’une des Ukrainiennes fondatrices du mouvement, m’a signé mon autographe, je me suis lancée, je lui ai dit que je voulais les rejoindre. Elle ne m’a pas posé de questions, elle m’a simplement répondu : "Viens demain à l’entraînement". »

Oui, les Femen s’entraînent. Tous les samedis, les militantes perfectionnent leur endurance physique et sont initiées aux modes d’actions des féministes ukrainiennes. Car la manipulation de l'image médiatique est cruciale pour le mouvement.

"On court en rond en criant des slogans comme « Pope no more », « In gay we trust » ou « Topless Jihad !", raconte-t-elle. "On fait des pompes, des abdos. On apprend aussi comment obtenir des photos spectaculaires : comment tomber au sol, comment disposer les bras, comment se comporter avec les policiers… ", relate Iseul. Sur le terrain, l’intervention de la police est un moment crucial Les militantes ont ordre de demeurer sur le "théâtre d’opération" jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. "Inna [Chevtchenko, la fondatrice] le répète sans cesse : la police n’est pas notre ennemi mais un partenaire, un moyen de faire des images, du bruit médiatique".

L'étudiante dénonce une obsession de l'image souvent creuse et sans fond intellectuel. "Alors que je venais de participer à mon premier entraînement, que je ne connaissais donc personne, et que personne ou presque ne me connaissait, j’ai dû m’exprimer face à une télévision flamande voir la vidéo, dire pourquoi je menais ce combat, etc. C’était insensé", raconte Iseul. "Elles ont besoin de visages et de paires de seins. Comme ce n’est pas facile de se mettre nues, une sélection s’installe entre les filles qui sont prêtes à le faire, qui pourront donc participer aux actions, et les autres, qui quittent alors le mouvement ou sont cantonnées à des tâches administratives".

Enfin, l'organisation très hiérarchique laisse peu de place au débat et à la discussion. Les seuls décisionnaires étant  le premier cercle, formé par deux des fondatrices ukrainiennes, Inna et Oksana, et trois Françaises. Ces cinq personnes maintiennent un contact permanent avec la "base" restée en Ukraine, qui constitue encore la tête pensante du mouvement, communiquant  très peu avec le second cercle. "Il n’y a pas de dialogue, ni d’échanges d’infos, explique Iseul. Pour une militante, c’est presque angoissant. On ne sait pas ce qui se prépare, ou seulement au dernier moment. Le mouvement est très hiérarchisé et très opaque".

Lu sur Valeurs Actuelles.com

Via: atlantico.fr


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The mission of the "FEMEN" movement is to create the most favourable conditions for the young women to join up into a social group with the general idea of the mutual support and social responsibility, helping to reveal the talents of each member of the movement.

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