Les féministes ciblent le sexisme dans l’art

L e Groupe Famuni s'inspire des Femen lors de ses manifs happening. Ces féministes s'attaquent au directeur artistique du festival international d'art de Toulouse, Jean-Marc Bustamante./ photos DDM, archives

L e Groupe Famuni s'inspire des Femen lors de ses manifs happening. Ces féministes s'attaquent au directeur artistique du festival international d'art de Toulouse, Jean-Marc Bustamante./ photos DDM, archives


Habituées des actions d’éclat sur le mode Femen, les féministes du groupe toulousain Famuni n’ont pas la mémoire courte. Alors que le premier festival international d’art de Toulouse (Fiat), né sur les cendres du Printemps de Septembre, décline ses expositions jusqu’à la fin juin, elles viennent de publier une lettre ouverte qui s’attaque à Jean-Marc Bustamante, le directeur artistique du festival, qu’elles accusent de «sexisme, de révisionnisme et d’obscurantisme». En cause, les extraits d’un entretien entre Jean-Marc Bustamante, Xavier Veilhan, et Christine Macel, intitulé «La création contemporaine», publié en 2005, où le photographe y va de quelques considérations sur la place des femmes dans l’art. «L’homme a besoin de conquérir des territoires, la femme trouve son territoire et elle y reste», explique Jean-Marc Bustamante, qui croit savoir aussi que «les femmes cherchent un homme, alors qu’un homme veut toutes les femmes». Des propos jugés «consternants» par les féministes qui considèrent que «Toulouse ne fait ni œuvre de créativité, ni preuve d’exception culturelle française» en confiant son festival à un tel personnage. «L’Histoire est faite par les hommes, l’Histoire de l’art aussi», constatent-elles.

Jean-Marc Bustamante que nous avons joint, considère que «toute réaction isolée aujourd’hui ne ferait plus vraiment sens si longtemps après et si loin du contexte d’origine». Et se défend par l’exemple. «La seule réponse que je pourrais éventuellement apporter réside dans les expositions du Festival, qui mettent à l’honneur des artistes telles que Lindsay Seers ou Kiki Smith. Le collectif Famuni sera, je l’espère, sensible à la présentation de cette artiste américaine majeure, dont certaines des œuvres ont marqué fortement, sur un plan politique et artistique, le féminisme des années soixante-dix et quatre-vingt. L’une des premières à se réapproprier le corps humain féminin dans ses sculptures sans concessions, elle est je crois l’une des plus importantes artistes de sa génération».

Mathé Perrin, la présidente du festival vole aussi à son secours : «C’est un vieux truc ringard qui a dix ans, il a peut-être dit des bêtises dans un échange, mais la meilleure réponse, ce sont les femmes qu’ils exposent». Dont acte.

Mais les féministes ne le voient pas du même œil. En apostrophant une dernière fois leur cible : «Vous vous faites le chantre de l’invisibilité des femmes dans l’art, pour asseoir votre domination masculine». En resteront-elles là ?

Via: ladepeche.fr


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