Pourquoi les FEMEN et la LGBT font-elles bien plus de mal aux …

Quand la vérité sort de la bouche des enfants...

Il y a quelques semaines, une vive discussion a opposé ma grand-mère et ses petits enfants. Le sujet : les manifestations contre le mariage « gay ». Non pas que ces petits enfants y soient favorables au mariage pour tous mais un désaccord profond semblait séparer les deux parties sur le sujet. Qu’est ce qu’un homosexuel ? Comment promouvoir le vivre ensemble plus que le vivre avec ? Comment accepter l’autre et ses différences sans poser de jugements moraux sur ses orientations sexuelles ?

A l’autre bout du salon, j’observais en silence persuadé que les parties ne parviendraient jamais à s’entendre.

Les petits enfants entre 12 et 25 ans connaissent l’homosexualité, ils connaissent des homos qui leur sont souvent proches et les affectionnent au-delà de toute considération sur leurs orientations sexuelles. Ils vivent dans une société qui parle d’homosexualité, ont aimé des héros de films homosexuels, lisent des magasines où l’homosexualité est évoquée… Chacun par son parcours a mille fois plus de raisons d’accepter la différence d’orientation sexuelle que de la rejeter. Beaucoup ne se posent même pas la question et ne supporteraient pas d’avoir à le faire.

La grand-mère, de 60 ans leur aînée, ne l’entend pas de la même oreille…. Pure fruit d’une famille rurale, catholique farouche et déterminée, elle est vissée à ses convictions comme à son chapelet devenu son fidèle compagnon de route depuis le décès brutal du grand père il y a près de 20 ans.

Pour elle, l’homosexualité est au mieux une maladie, au pire une faute morale. Elle avoue elle-même « c’est ce qu’on m’a toujours dit et appris ».

Pour les mettre d’accord, cela risque d’être complexe…

Une tentative de dialogue est amorcée par une des cousines présentes autour de la table : « est-ce que vous en connaissez ? »

« Non, je ne crois pas… ah si mon coiffeur !! » Loupé, mais l’intuition est la bonne parce que nous savons tous autour de la table qu’elle en connaît, qu’ils sont proches d’elle et surtout qu’elle les aime comme elle aime beaucoup de monde d’ailleurs… Le sait-elle ? Ignore-t-elle que l’Oncle X aime les hommes et que la vieille Madame Y vit avec une femme ? Pas certain ! Alors je mets les pieds dans le plat et le lui dit ! Je rajoute les quelques cousins dont elle ignore tout et qu’elle appelle les célibataires endurcis alors que nous savons tous que la révélation de leur homosexualité n’est qu’une question de semaines après des années de souffrance dans un carcan éducatif et social où révéler sa différence peut être vécue comme une trahison ou une infamie.

Elle demeure, quelques instants, perplexe. « Comment sont-ils devenus pédés ? » « On en dit pas pédé on dit homo ou gays » lui rétorque la plus petite de 12 ans. « Ils ne le sont pas devenus, ils le sont. C’est une différence c’est tout ! » « Comme toute les autres, cette différence se respecte même si elle bouscule votre éducation et vos apriori… »

 « Comment faire alors ? » demande-t-elle perplexe.

« Accepter et ne rien changer et surtout ne pas vouloir les changer » « C’est leur nature, leur personnalité profonde, leur choix parmi les plus intimes et souvent les plus durs ». Tous se joignent à la petite cousine pour aider la « bonne maman » à comprendre et accepter les changements de notre temps. « Et toi qui a subi des agressions, comment peux-tu laisser dire çà ? » me questionne-t-elle persuadée qu’elle a trouvé la faille. Je lui réponds poliment sans réfléchir « parce que vous croyez qu’un détraqué hétéro ne s’intéresserait pas à une de vos petites filles si elles croisaient son chemin ? Je n’ai pas été agressé par un homo mais par un détraqué ! Il ne l’est pas parce qu’il est homo mais parce qu’il est fou à lier, c’est la seule chose dont je puisse être sûr à son égard ».

Les masques sont tombés, elle a compris. Elle n’accepte pas tout mais elle a compris que cette différence n’est pas une menace mais peut être une richesse véritable si nous l’acceptons comme telle. Elle sourit et nous avec, ses yeux bienveillants nous balayent et elle conclue « Vous savez, j’en connais d’autres des homos… » et retourne à son jardin.

Quelques semaines plus tard, j’apprendrais qu’elle a longuement bataillé avec un lointain cousin homophobe pur jus, lui interdisant d’appeler un homo « un pédé » lui assurant qu’elle en connaissait et qu’ils étaient à ses yeux sans doute beaucoup plus respectables que lui ! Elle avait réappris à aimer la différence et surtout aimait la défendre.

Le hic, (puisqu’il y a un hic…), c’est que le soir elle regarde à 20h pétantes Gilles Bouleau (qu’elle trouve moins bien que PPDA, on ne change pas complètement une conservatrice…) et qu’elle a vu.

Elle a vu cette hystérique à moitié nue devant l’autel de Notre Dame mimant un suicide, elle a vu ces images « Jésus à 2 pères », cette croix recouverte d’un préservatif, elle a entendu les propos de Pierre Bergé sur « les ventres à louer », elle a vu les Femen bombarder de gaz lacrymogène un évêque et elle n’a pas compris. Elle n’a même pas cherché à comprendre qui sont ces homos à qui l’on donne la parole sans cesse et qui ne respectent pas ce qu’il y a de plus sacré pour elle.

Si ce sont les partisans intégristes de la LGBT ou les Femen, ceux qu’on lui montre à longueur de JT, qui sont la majorité des homos alors elle n’en veut pas ou plus.

Elle est redevenue ce qu’elle n’est pas, homophobe… et elle a recommencé à les appeler Pédés…

Via: agoravox.fr


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