Une fausse journaliste Femen à l’Assemblée nationale

La femme a fait irruption dans une salle réservée aux activités de presse pendant que la ministre Hélène David rencontrait les journalistes. Elle s'est placée devant les caméras en hurlant son opposition au projet de loi 20 et à toute limite au droit à l'avortement. «Mon utérus, ma priorité! Non à la loi 20!». Fidèle aux pratiques de l'organisation, elle véhiculait également son message sur sa poitrine dénudée et son ventre.

Sa manifestation a duré une trentaine de secondes avant qu'un agent de sécurité ne vienne y mettre fin. Elle a continué à crier son message alors qu'elle était menottée dans les corridors et amenée par des agents.

Neda Topaloski, une Femen qui n'en est pas à ses premières armes, a pu circuler à l'intérieur du parlement grâce à une accréditation temporaire de presse. Ce type de laissez-passer est fréquemment émis sur la base de critères précis pour les journalistes qui ne travaillent pas de façon permanente à l'Assemblée nationale.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, elle s'est inscrite mercredi auprès du Service aux courriéristes parlementaires. Son nom et sa date de naissance ont alors été inscrits dans un système qui transmet l'information à la sécurité de l'Assemblée nationale. Mme Topaloski a prétendu travailler pour Next, un magazine culturel affilié au quotidien français Libération.  

Lorsqu'elle s'est présentée, jeudi, elle a fourni une pièce d'identité et une carte de presse avant d'obtenir son accréditation temporaire. La définition des critères qui autorisent l'émission d'une accréditation relève de la Tribune de la presse parlementaire, l'organisation qui défend les intérêts des journalistes qui oeuvrent quotidiennement à l'Assemblée nationale.

La même Femen avait été expulsée de la Chambre des communes, à Ottawa, le mois dernier, après avoir exhibé ses seins en signe de protestation contre le projet de loi antiterroriste.

L'épisode rappelle l'intrusion de deux autres Femens dans les tribunes du public de l'Assemblée nationale, à l'automne 2013. Celles-là réclamaient alors que le crucifix soit enlevé du Salon bleu.

Via: lapresse.ca


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